Bonjour Catherine-Emmanuelle,

Pour ma part, j’aimerais que les gens sachent  dans le but de cesser de perpétuer des préjugés, que toutes les femmes ne ressentent pas le tic tac de l’horloge biologique, un désir de se projeter dans le rôle de mère, en y voyant un épanouissement.

Je ne vois pas cela comme une fin en soi. Il faut arrêter de généraliser et d’associer féminité et maternité car nous faisons chacune notre propre cheminement. Parfois, ce parcours est sinueux selon notre vécu et nos valeurs. Rien n’est totalement simple entre le désir de procréer, l’absence de désir de se reproduire et l’infertilité médicale ou sociale: cette question demeure complexe…

Chacune sa route, chacune son chemin. Nous devons essayer de comprendre au lieu de juger, pour que toutes aient une place dans la société.

Il y a d’autres façons de nous réaliser dans la vie, heureusement! Au lieu de procréer, nous pouvons créer notre vie par nos choix. Il suffit d’être féconde de manière créative.

La différence fait peur aux gens qui font leurs choix dans le conformisme établi par la société ou la religion.

Il faut oser  SE choisir dans cette société où la maternité, qui est à mon avis idéalisée, est associée à la réussite sociale. La pression reste forte de céder et le plus ardu est d’assumer ses choix, avec tout ce que cela implique et provoque.

Josianne Claude