J’ai 50 ans, FSE, divorcée

Après mon divorce vers 41 ans, j ai vraiment intégré le fait que je n’aurai jamais d enfant, que je vivrai autre chose et que de nouveaux horizons allaient s ouvrir à moi.
Depuis la fin de ma quarantaine, chaque jour, je me fais belle. C est un geste quotidien d’estime de moi. Porter des boucles d oreilles, s’attacher les cheveux, se maquiller les yeux, créer mon style vestimentaire, porter des couleurs qui me plaisent vraiment.
Concernant une invitation que j’aurai refusée dans le passé, que j’accepte aujourd hui, partager une journée entière avec une autre femme sans enfant pour faire des randonnées, aller au restaurant, se rendre au bord de la mer. Je réservais ces moments en couple avec mon ex-mari puis mon ex-compagnon. Je souhaitais vivre du romantisme, de la tendresse, être en couple. Depuis que je vis à nouveau seule, j’assume mieux ces moments de partage entre femmes comme un effet miroir salvateur.
Je me sens à part vis à vis des mères de famille et des couples avec enfants. Tout dépend de leurs attitudes,  de leur manière concernant leur progéniture et le pouvoir maternel. Cela me blesse toujours autant, c’est une déchirure intérieure toujours intense. Cette notion de n’avoir pas pu enfanter m’a toujours intériorisée, rabaissée dans mes rapports aux autres dans toutes les sphères de ma vie.
Néanmoins je suis une personne qui s’est toujours intéressée à beaucoup de choses. Ce fut ma chance. Je suis très liante et fais des rencontres facilement. J’ai toujours eu besoin de contacts intergénérationnels et ai ce besoin permanent de lien avec les enfants, jeunes adolescents selon ce que m offre la vie.
J’ai eu aussi une rencontre déterminante, mon 2eme compagnon avec lequel je me suis pleinement épanouie en tant que “femme”. Cela m’a libérée dans un premier temps et à la fin m’a détruite. Je me suis reconstruite après notre séparation.
Aujourd’hui, je fourmille de projets de transmission, d’être un soutien pour les parents dans la scolarité de leurs enfants sous la forme qui me convient, le soutien scolaire à domicile pour le moment. D’autre part, je me définis comme une “work-alcoholic”. Je me sens vivre et me réaliser pleinement, exister dans la société a travers mes rôles professionnels.
J’ai la chance d’avoir une nature studieuse.
Enfin, depuis quelques mois, je me connecte beaucoup à la nature et fais du sport (marche, rando, vélo). Cela me procure une connection agréable à moi-même, mon corps, un apaisement.
Un grand merci à vous, Catherine-Emmanuelle, de nous donner la possibilité à des femmes sans enfant de nous exprimer.
Bien Cordialement,
Aline
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