Top 10 : les défis: être une FSE ou une femme vivant seule en confinement

 

  • Le confinement en soi

« Restez chez vous. Évitez les déplacements. Restez en famille. Sauvez des vies! ». Annie n’a pas d’enfant et elle habite seule dans un appartement en milieu urbain. L’homme étant un animal social, l’acte même de rester isolé dans un appartement pendant une période indéterminée (i.e. : plus de 24 heures) peut s’avérer difficile pour n’importe qui. Annie se considère chanceuse de ne pas avoir eu à subir de « quarantaine » formelle pendant 14 jours.

  • L’anxiété

Trop de temps seule. Trop de pensées. Trop d’anxiété. Rien à ajouter.

  • L’impression de ne pas exister socialement

Pendant le confinement, on entendait beaucoup parler des enjeux de conciliation télétravail-famille chez les femmes de l’âge d’Annie. La réalité des femmes sans enfant, ou des femmes qui habitent seules, en confinement? Pas grand-chose. Les rares fois où le sujet était abordé, c’était pour parler du confinement des personnes âgées ou malades. Annie a 31 ans et elle est en excellente santé.

  • Les soirées et les weekends

Avril 2020. Vendredi, 16:30h. Annie éteint son ordinateur. Le weekend débute. Tout est fermé. Pas de brunchs au restaurant, pas de cinéma, pas d’escapades dans les parcs nationaux, pas de cours de yoga, pas d’après-midi au musée. Même l’épicerie sera fermée dimanche, comme dans une époque révolue. Que faire alors de ces deux prochains jours? Que du vide.

  • Les réseaux sociaux

Annie n’a pas réussi à déconnecter de son téléphone. Les textos, courriels, applications de visioconférence et autres médias sociaux étaient un lien précieux avec ses proches. Ironiquement, voir des photos de ses amies et leurs jeunes familles heureuses en confinement en train de dessiner des arcs-en-ciel ou de cuisiner du pain aux raisins sur ses fils d’actualité Facebook et Instagram étaient une source d’anxiété…et d’envie.

  • Les écrans

Les 5 à 7 avec les amis? Sur Skype. La chorale? Sur Zoom. Les suivis médicaux? Du Zoom et encore du Zoom. Sans oublier Netflix et Youtube. Habiter seule et sans enfant pendant le confinement = manque de distractions = trop d’écrans.

  • La pression d’accomplissement personnel

Durant le confinement de mars-avril 2020, Annie n’a pas écrit de roman. Elle n’a pas non plus crée d’exposition de peinture. Elle n’a pas non plus lancé d’entreprise de produits de beauté naturels, entrepris de MBA ou couru 10 kilomètres par jour. Imaginez toute la pression sociale imposée aux femmes sans enfant pour « rentabiliser » au maximum le temps de solitude imposé par le confinement, sous prétexte qu’elles ont plus de temps libre que les mères de famille?

  • Les fêtes familiales

Les vacances de Pâques sont arrivées en avril, lors du « pic » du confinement. Quatre journées de congé, habituellement consacrées aux retrouvailles avec les parents en Beauce, ou encore, à un petit voyage. Cette année, les consignes pour ce temps de pandémie étaient de demeurer dans la cellule familiale proche pour Pâques, et d’éviter les déplacements interrégionaux. Résultat : quatre journées en solitaire. Idem pour la Fête des Mères. Annie anticipe déjà avec angoisse le temps des Fêtes.

  • Les vacances d’été 2020

Annie avait déjà acheté son billet d’avion pour partir en Italie en juillet 2020. Avec la pandémie, elle a dû tout annuler. Mais quelles options de vacances s’offrent aux adultes qui habitent seuls, lorsqu’il faut rester en province, et rappelons-le, avec la cellule familiale proche? Partir en camping seule? Partir en région et visiter des lieux touristiques seule? Trop de familles, surtout avec l’interdiction de voyages hors frontières. Des vacances à Balconville? Pas la meilleure façon de décrocher du quotidien…

  • Le fameux « Profites-en! »

« Profites-en, chanceuse! Tu n’as pas d’enfants, tu es libre comme l’air! » « Profites-en! Toi, au moins tu n’as pas à gérer des enfants à la maison et-ou la rentrée scolaire! » « Profites-en, tu peux faire ce que tu veux de ton temps libre!» (Vraiment? pas sûre). Remarquez ici l’utilisation de l’expression « Profites-en! » souvent lancée, à tort, par l’entourage qui a des enfants, et qui a parfois une vision stéréotypée,  trop « glamour »…et erronée du quotidien d’Annie.

Et vous? Quels ont été vos défis en tant que femmes sans enfant (ou vivant seules) en période de confinement?

Annie