Vieillir sans enfant, vieillir à retardement?

Landaise d’origine, Édith Vallée est âgée de 65 ans. Elle est docteur en psychologie et sans enfant par choix.

Edith Vallée soutien sa thèse sur les femmes qui ont fait le choix de ne pas avoir d’enfant. Auteur de « Pas d’enfant, dit-elle » , de « La Madone Libertaire » et du tout récent roman  » Pas d’enfant pour Athéna » , elle est la nouvelle collaboratrice de Femme sans enfant.  

Elle s’intéressera, tout particulièrement, aux questionnements des femmes sans enfants autour de la réalité du vieillissement. Je suis heureuse de vous présenter ici son premier billet.
Vieillir sans enfant, vieillir à retardement?

De quoi pourrait-t-on avoir peur quand vient l’âge, alors que l’on a pas d’enfant? De solitude, d’ennui, du regard que l’on porte sur soi, aussi, à l’heure du bilan.

Chacun le sait: on vieillit dans son corps alors qu’on a encore quelquefois vingt ans dans sa tête et il existe des jeunes tellement enclins à se précipiter sur les idées toutes faites qu’on reste étonné de leur peu d’allant dans le monde. Il n’empêche, tous nous finissons par vieillir, et d’abord ceux qui ont commencé tôt.

Solitude ou plénitude?

Ceux qui ont des enfants aiment s’entourer de petits enfants. Souvent, on abuse de leur disponibilité. Certains grands-parents n’osent pas dire qu’ils aimeraient mieux quelquefois aller ailleurs, par exemple partir en voyage, assister à une conférence ou rester tranquille, plutôt que de recevoir leur petite famille envahissante. Mais tous disent que finalement les petits apportent de la joie autour de soi, et cela vaut bien quelques renoncements et le surcroît de fatigue. Quand on n’a pas été parent, évidemment, pas de petits enfants alentour.

Et tant mieux, parce que la vie s’ouvre sur de larges horizons amicaux. Savoir que rien n’oblige à entretenir des relations affectives attachées à des liens familiaux obligatoires, libère. Si l’on est bien en famille, on en profite. Sinon, on va voir ailleurs, liberté impossible à prendre avec enfants et petits enfants. Alors que les familles se renouvellent toujours à l’identique-un bébé de plus- une personne sans enfant a appris à maintenir une curiosité des autres et du monde, vive, attentive, pas seulement focalisée sur ses descendants. Les relations sont précieuses. Qui tourne le dos à la maternité le sait depuis longtemps.

Il y a autour des femmes qui optent pour la non maternité un cercle d’amis qui lui ressemble un peu, et l’amitié est plus sereine que ce qui se passe souvent dans les familles. Quelquefois, en cas de difficulté, certains que l’on croyait amis, fuient. L’annonce d’un cancer ou d’un chômage long raréfie les rangs. Or, il est remarquable de constater qu’une personne qui a su garder son capital d’ouverture à autrui, tisse immédiatement autour d’elle un nouveau réseau de soutien. Pourquoi? Parce qu’elle s’est consacrée à une vie ouverte, jamais fermée à l’intérieur d’une vie familiale close. Il n’y a pas plus égoïste que les familles . Ne pas avoir d’enfant, c’est s’habituer à une ouverture à autrui large, choisie, renouvelable. Par contre, allez donc changer d’enfant ou de parent!

Reste encore la question du grand âge, celui de la maison de retraite. Ne croyez pas que les enfants vont nous manquer. Vous n’en avez pas, aucune raison d’attendre leur visite. Les personnes âgées se plaignent qu’on ne vient pas  les voir assez souvent.C’est l’habitude d’être dépendant d’autrui qui entretient cette frustration. À la maison de retraite, tant que possible, vous vous ferez de nouveaux amis autour de vous. Vous aurez aussi développé une vie intérieure qui remplit votre temps : la lecture, la spiritualité, vos plaisirs personnels comme autant de sources d’échange.

Et la mort? N’est-on pas absolument seul, chacun devant la mort? Enfant ou pas, la mort est un passage solitaire dont on ne sait rien, et personne ne meurt à votre place. On peut être apaisé parce que l’on a accompli son trajet. Ou parce que l’on croit en une vie dans l’au-delà.

Le conseil: entretenir son réseau d’amis, les aimer, le leur dire, et ne jamais cesser de vous faire belle et avenante pour que les autres viennent à vous avec plaisir. Vous restez seule chez vous le grand âge venu, installez-vous donc avec une amie. Vous partagerez les soins à domicile et le plaisir d’être ensemble.

L’ennui? Moi, jamais.

Les petits enfants sont magnifiques à observer parce qu’il portent un regard émerveillé sur le monde. Ils ont tout à apprendre. Et vous, avez-vous tout appris du monde? Bien ennuyeux est celui qui croit tout savoir et a cessé de progresser! C’est cela qui maintien jeune: l’envie de comprendre mieux, de connaître davantage, d’établir des relations neuves entre les choses. Laisser donc vieillir ceux qui veulent transmettre à une progéniture à tout prix, vous avez toujours, à chaque instant, beaucoup à vivre par vous -mêmes et à vous émerveiller.

Le conseil: garder vifs l’acuité intellectuelle, le goût du savoir, l’envie de vous déployer. Ne laissez pas d’autres le faire à votre place. Tout le monde a des talents ou des envies qu’il ne développe pas; rencontrez des personnes avec qui partager votre apprentissage.

Hommes et femmes, choisissez votre camp.

Les relations entre hommes et femmes sont différentes quand on n’a pas d’enfant. Les hommes disent que les femmes sont différentes quand on n’a pas d’enfant. Les hommes disent que les femmes qui n’ont pas été mères ont une vie sexuelle plus dynamique. En effet, pendant les premiers temps de la maternité le désir s’émousse car l’essentiel des sentiments s’oriente vers l’enfant. Justement, les femmes qui ont tourné le dos à la maternité ne sont pas éloignées des hommes. Avec l’âge, le besoin de sexualité peut diminuer. Alors , les hommes pour bien vieillir, ont besoin d’une femme qui les écoute et leur apporte une intériorité qu’ils ont peu développée au cours de leur existence. Le vieillissement se passe mieux pour eux, en couple. Les femmes non. Habituées à échanger en profondeur entre femmes, elles continuent à parler de leur intimité entre elles. C’est toujours très stimulant de se retrouver entre amies pour parler de soi, échanger, rire ensemble.

Le conseil: Pour bien vieillir, savoir que les femmes n’ont pas vraiment besoin des hommes, mais bien des femmes.

Le bilan

Enfin, la sérénité accompagne l’âge pour qui a le sentiment d’avoir accompli sa vie. Point crucial pour les femmes sans enfant. Avec un choix assumé, nul regret: au contraire, la vie est bien assez riche. Mais quand une femme se trouve sans enfant alors qu’elle ne l’a pas voulu, ce n’est pas la même chose. Elle doit opérer un deuil, certes, mais il restera une pointe de nostalgie si elle n’est pas persuadée au fond d’elle-même, qu’une femme peut s’accomplir pleinement, mère ou non.

On dirait la fausse croyance qui écrit l’équation: femme =mère, taillée dans le marbre des connaissances répandues en psychologie. On s’appuie souvent sur ce que ‘on sait du développement des premières années pour laisser entendre que sans désir d’enfant, une femme serait incomplète. C’est là ne pas tenir compte de la complexité de l’être humain, de sa plasticité, de sa capacité à transformer son énergie intérieure. Car le désir d’enfant est une énergie. Quand une femme tourne le dos à la maternité, elle oriente cette énergie ailleurs pour en faire autre chose qu’un enfant.

Il est possible de le montrer en éclairant justement les moments où se forme le désir d’enfant; je le ferai dans un prochain article.

À l’heure du bilan, il faut  se souvenir que joies et épreuves nous ont faits tels que nous sommes. Soyons rassérénés d’avoir agi au mieux de ce que nous pouvions au moment  des décisions qui ont orienté notre vie. Ne pas avoir d’enfant n’entraîne aucun sentiment de manque quand il s’agit d’un choix. Et si cela s’est fait malgré soi, c’est peut-être une chance puisque l’énergie connue au départ contribue à tout âge à faire de nous des êtres amoureux de la vie et des autres. Alors vieillir vient doucement sans même que l’on se rende compte, sinon, au niveau des articulations.

Édith Vallée

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34 Comments

  1. moreau marie 2014/05/07 at 8:12

    J’ai hâte de lire le prochain billet d’Edith Vallée pour « savoir » comment transformer l’énergie mise dans le projet de maternité dans un autre projet. Pour ma part, je suis totalement paralysée par ce que je considère comme un échec et je trouve à peine l’énergie de faire des choses simples.
    En lisant les entrevues sur votre blogue, j’ai l’impression que les personnes qui se sentent le mieux suite à cette épreuve, ce sont les femmes qui ont un métier épanouissant ou une activité artistique (actrice, etc.). Qu’en est-il du commun des mortels ? Ce n’est pas toujours possible de se trouver des talents cachés à 40 ans ni d’orienter autrement sa carrière.. Ce que je veux dire c’est que j’ai parfois l’impression que pour compenser ce manque d’être mère, il faut réaliser des choses incroyables, cela met la barre haute et c’est parfois difficilement réalisable.

    Je me demandais aussi comment fait-on pour trouver des thérapeutes (psychologues, psychiatres) spécialisés dans ces problèmes d’infertilité, de deuil ou renoncement à la parentalité. Je rêverais de trouver dans ma ville une personne comme Edith Vallée, psychologue et non-mère, et en plus spécialiste dans ce genre de problématique. J’ai vu une psychologue pour aborder la question du désir d’enfant mais mon expérience a été décevante car si le thérapeute n’est pas spécialisé ou sensible à ce thème, les maladresses ou incompréhensions sont nombreuses.

    Mais merci pour cette contribution très intéressante !

    Reply
    1. Catherine-Emmanuelle Delisle 2014/10/15 at 8:03

      Bonsoir Marie,

      Je suis désolée du délai de réponse à votre message et sachez qu’il me tient à coeur de vous aider à répondre à vos questionnements.

      Personnellement, je ne crois pas qu’il soit nécessaire de faire quelque chose de « spectaculaire » pour s’accomplir comme femme. Peut-être que le fait d’être entourée des gens qui comptent pour vous
      ( parents, amis) peut être suffisant. Souvent de réaliser les simples choses du quotidien en étant en accord avec votre nature profonde peut suffire.

      Au sujet de votre recherche d’un psychologue spécialisée en infertilité, pouvez-vous m’indiquer dans quelle région souhaitez-vous trouver un tel soutien? Je tenterai de faire une recherche en conséquence.

      Merci!

      Catherine-Emmanuelle

      Reply
  2. Cécile 2014/05/09 at 4:44

    Merci pour ce billet très intéressant. Pour moi, c’est un choix de ne pas avoir d’enfant, mais parfois j’ai peur de vieillir seule, et c’est la seule raison qui me pousserait à enfanter, un mauvais argument… Votre lecture m’a fait beaucoup de bien.

    Reply
    1. Catherine-Emmanuelle Delisle 2014/10/15 at 8:05

      Bonjour Cécile!

      Très heureuse d’avoir pu contribuer à vous aider en diffusant les mots d’Édith Vallée.
      Au plaisir de vous lire,

      Catherine-Emmanuelle

      Reply
  3. Céline Hébert 2014/05/11 at 11:11

    À : La nouvelle collaboratice, psychologue

    Suite (1ère partie en commentaire sur Facebook)

    Être seule : J’ai toujours vécu seule. Avec le temps, j’ai appris à apprivoiser ma solitude.

    Prendre soin de mes amis, amies : Je n’ai pas beaucoup d’amis, amies. Mes j’ai des amis, amies Facebook à travers le monde. J’ai appris à parler de mes sentiments (Qu’est-ce que je veux et pas.). Je suis en communication

    Reply
  4. Céline Hébert 2014/05/11 at 11:17

    … Je suis en communication, avec eux, à tous les jours.

    Twin Flame : Présentement, je suis en attente de rencontrer mon âme jumelle (Twin Flame).

    Reply
  5. Céline Hébert 2014/05/30 at 8:01

    Ce petit mot s’adresse à la ‘ nouvelle collaboratrice ‘

    Je suis déçue car, j’ai écrit mes commentaires suite au billet du 1er mai 2014 (Une partie sur Facebook, et l’autre, sur ce blog.), et n’ai jamais reçu de réponse.

    Reply
    1. Catherine-Emmanuelle Delisle 2014/05/31 at 6:43

      Bonjour Céline!

      Je vous encourage à lui écrire directement sur son site internet. Elle se nomme Édith Vallée. Je crois simplement qu’elle n’a pas vu votre message.

      Merci de votre compréhension Céline!

      Catherine-Emmanuelle

      Reply
  6. France 2014/10/05 at 3:54

    Je viens seulement de lire cet article, plus d’un mois et demi après sa publication. Pour ma part, je n’ai pas d’enfant et ce n’est définitivement pas par choix. Ni en raison de l’infertilité. C’est dû aux circonstances de la vie, au désir de ne pas reproduire le même schème familial que celui dont je suis issue, à des problèmes d’attachement consécutifs à ce milieu familial dysfonctionnel. Une réalité dont on parle bien peu ici, et dans la vie en général.

    Madame Vallée dit: « Ne pas avoir d’enfant n’amène aucun sentiment de manque lorsqu’il s’agit d’un choix. » Par contre, lorsqu’il s’agit d’un non-choix, d’une conséquence non choisie ni désirée, le manque est grand et la peine aussi. C’est un deuil qu’on doit faire et dans mon cas, il s’ajoute au deuil du milieu familial d’origine, qui n’a pas été soutenant ni aimant. Par contre, madame Vallée amène un point positif lorsqu’elle parle du fait que l’énergie liée au désir d’enfant peut se transformer. J’ai envie de croire qu’au fur et à mesure que le deuil s’opère, cette énergie peut prendre sa place.

    J’aime aussi le fait que madame Vallée parle des liens intra-familiaux versus les liens d’amitiés, et de ce que ces derniers peuvent nous apporter. Les seconds sont, en effet, souvent bien plus satisfaisants que les premiers.

    Dans l’ensemble, l’article m’amène un certain bien-être, une validation quant au fait qu’on peut être une personne complète, même sans enfant.

    Reply
    1. Catherine-Emmanuelle Delisle 2014/10/15 at 8:08

      Bonsoir France,

      Je suis heureuse que les mots de Madame Vallée aient résonné en vous de la sorte. Je vais lui transmettre directement vos commentaires que je trouve très intéressants.

      Au plaisir de vous lire de nouveau.

      Catherine-Emmanuelle

      Reply
  7. suzanne 2014/10/14 at 10:27

    Bonjour,
    Je viens tout juste de lire. J’ai 37 ans et nous avons décidé avec mon ami de ne pas avoir d’enfant. Ca n’a jamais été un désir véritable chez moi, mais c’est quand même difficile de voir toutes les amies s’éloigner à mesure qu’elles deviennent mère (c’est sans doute un duoble mouvement d’ailleurs, pas uniquement de leur côté…) et j’ai aussi la peur de vieillir seule, même si je suis en couple aujourd’hui (on sait bien que les hommes partent souvent avant). Cet article sonne tellement juste. il m’a fait beaucoup de bien. Il dit vraiment les choses telles qu’elles sont. C’est tellement vrai que les femmes ont besoins de relations amicales avec d’autres femmes en vieillissant plus qu’avec des hommes… A nous d’entretenir ce cercle!

    Reply
    1. Catherine-Emmanuelle Delisle 2014/10/15 at 8:15

      Chère Suzanne,

      Sachez que selon Jody Day, créatrice du blogue Gateway Women en Angleterre, la peur numéro 1 des femmes sans enfant par circonstances de la vie est de vieillir seules. C’est une question délicate et troublante que je me pose également souvent… Voilà pourquoi il m’apparaît primordial de bâtir au quotidien un réseau social solide et diversifié pour éviter de se sentir isolée ou marginalisée à l’automne de notre vie.
      Au plaisir de vous lire de nouveau!
      Catherine-Emmanuelle

      Reply
  8. Marie 2016/03/19 at 9:57

    Bonjour,

    J’ai découvert cet article par hasard, quel joli hasard !
    J’avais pensé, un jour, créer un blog pour évoquer cette problématique mais je ne m’en suis pas sentie capable, et j’avais peur des réactions négatives, enfermée dans ma honte d’être une femme « non accomplie », « non finie », parce que sans enfant. Alors, je vous remercie d’avoir osé.
    L’article est touchant. J’ai eu l’impression que, pour une fois, un nouveau regard, valorisant, et plein d’espoir, était porté sur La Femme qui n’est pas mère. Tous mes ressentis, enfouis, ont trouvé écho.
    Je n’ai pas eu d’enfant, pas par choix, mais parce que mon compagnon a refusé que je garde l’enfant que je portais. Je pense aussi, que, profondément, il y a avait en moi une grande angoisse quant à la question de la maternité, avec le sentiment, très jeune, que je ne voulais pas reproduire le schéma familial dans lequel j’ai évolué. Sans repères, totalement insecure, anxieuse, une enfant détruite moi-même, je ne savais pas comment donner le meilleur à un enfant. Pourtant, le désir, parfois obsessionnel, viscéral, m’a accompagné. Aujourd’hui, à 47 ans, je ne peux toujours pas regarder une femme enceinte sans me sentir « me désintégrer » sur place. Et à l’âge où tout espoir de maternité s’envole, je souhaite tenter de voir les choses autrement. Je n’y parviendrai pas seule. Parce que, seule, je le suis déjà, dans une société où la maternité est de plus en plus mise en avant, sacralisée, où le « famille » est devenue une valeur refuge en des temps difficiles et de repli, où les femmes se définissent souvent par la maternité. Même les publicités sont discriminatoires envers les non-mamans (je n’achète plus de kinder country, la publicité nous dit que c’est une barre de chocolat pour les mamans débordées !!!!). Beaucoup de femmes de mon entourage ont des enfants, me parlent d’eux. Je passe Noël seule, puisque c’est avant tout une fête de famille (et je n’en ai plus).
    Alors, si je peux trouver ici comment appréhender ma vie de femme sans enfant dans tous ses aspects positifs, je veux essayer.

    Reply
    1. Coline 2016/07/10 at 11:27

      Marie,
      Je comprends vos interrogaions dans une société où être une femme sans enfant signifie pour beaucoup de gens être une femme « pas finie » ou être une femme incomplète. Dans notre société l’enfant est aussi perçu comme un attribut social plus qu’un projet de vie OU comme la finalité d’une relation de couple. Il n’y a qu’à voir toutes ces familles recomposées qui font un nième enfant avec leur nouveau conjoint. A mon avis l’important est de savoir pour soi-même si on désire réellement des enfants ou non et de pouvoir faire le deuil des enfants qu’on n’a pas eu si on en voulait.
      Un enfant bouleverse la vie d’un couple car d’un seul coup il lui prend tout son temps et toute son énergie, c’est pourquoi les mères parlent facilement de leurs enfants. Mais je crois qu’on peut se réaliser autrement que par la maternité avec des centres d’intérêt très personnels qui vous apportent une grande satisfaction. Je suis très cartésienne et bien que sceptique j’ai essayé une séance d’hypnose qui m’a permis de clarifier mon regard sur moi-même sur le fait d’être une femme sans enfant. Je n’ai pas d’enfant et je suis respectueuse de moi-même mais si je ne suis pas mère. Je crois également qu’on idéalise beaucoup ce qu’on ne vit pas ou ce qu’on ne connait pas; on imagine une publicité BONPOINT alors qu’être mêre ce n’est pas marrant ni facile tous les jours car il faut s’adapter à tous les âges de l’enfant et à sa personnalité pour essayer d’en faire un adulte bien dans ses baskets.

      Reply
      1. femmesan 2016/08/15 at 9:37

        Merci Coline pour votre apport à la conversation!

        Catherine-Emmanuelle xo

        Reply
  9. nabila 2016/05/29 at 5:41

    franchement je suis étonnée des femmes sans enfants qui se pleurs de ne pas les avoirs , en fait je connais autour de moi pleines d’histoires des femmes que malheureusement ont vieillir vraiment sont malgré qu’elles ont eu 6 et 7 enfants , et si je commence a raconter tout ses histoires autour de moi ou celle que j’ai croise dans la vie je remplirais un livre de 1000 ET 1000 pages , l’ingratitude absolue ,je connais une femmes qui a sacrifie toute sa vie pour élever ses enfants et a la fin de compte ils ont mis dans la rue ça fait plus que 2 ans maintenant ,et combien de femmes vis le reste de leur vie seule malgré leur nombreux enfant et j’en ai des exemple autour de moi qui me laisse vraiment choquer, sans oublier aussi toutes ses veilles mamans et même papas qui remplir les maisons de retraite sans visite de leur enfants ,avoir des enfants reconnaissant qui remplir leur mères d’amour tant mieux ,mais vieillir seule sans mème pas une visite de leurs enfants ça fais trop mal et ça fait beaucoup de souffrance,sans oublier des parents qui souffre de leur enfant qui les traites mal, ou qui leur cause de gros problème avec les gens et justice ect… ainsi sans oublier aussi mamans qui perte leur enfants (accident,ect….) et les douleurs qui suit… , perso j’ai 45 ans sans enfants et ça me fais ni froid ni chaud, parce que je pense que si le bon Dieu ne veux pas me donner d’enfants c’est surement il ya une raison,et pourtant je ne suis pas fertile, bref avoir des enfants ca peux etre source de bonheur ,mais sa peux etre aussi source de malheur , donc soit c’est les parent les victimes mais aussi les enfants qui peut être victimes j’ai ma belles sœur qui a mis son unique fils maintenant il est jeunes dehors et sa fais des année parce qu’il lui gène et elle veux vivre sa vis tranquillement avec son mari!

    Reply
  10. Emmanuelle 2016/07/10 at 8:07

    Je trouve cette perspective de viellir sans enfant joliment posée. Et il est bon de lire quant aux autres femmes dans ce même genre de réflexion. Il n’est pas si facile d’en trouver. Et la norme et les médias ne sont pas réellement là pour nous dire qu’on peut être épanouie sans enfant!

    J’ai 38 ans et je suis entrée dans le processus éventuel de non-maternité depuis quelques années. Mon compagnon, qui est plus jeune que moi, me dit qu’il n’est pas plus enjoué que ça d’en faire.

    Nous sommes rentrés vivre en France il y a trois ans. Une de mes amies très proche m’a surprise le jour où elle m’a dit qu’elle pensait qu’une fois en France, elle s’attendait à ce que je lui annonce que j’étais enceinte dans les mois qui suivaient. L’idée ne m’avait pas tant traversée l’esprit vu que je pensais plus à retrouver un travail, une situation stable! Et depuis j’ai commencé un vrai travail dessus.

    Je me suis demandée si je voulais vraiment en faire. J’ai boosté mon compagnon pour qu’il y réfléchisse aussi de manière plus approfondi vu que l’horloge tiquait! Et me voilà 3 plus tard, après quelques lectures très intéressantes comme « L’amour en plus  » de Badinter sur l’instinct maternelle. Un livre qui m’a déculpabilisée quant aux faits de ne pas être tant attendrie aux supposés joies de la maternité de mes amies. « Epanouie avec ou sans enfant » de Tilmant qui est bien plus pratique mais où l’on se retrouve beaucoup entre les Childfree et les childless etc..
    Je me dis que j’ai probablement beaucoup trop intellectualisé la chose. Un enfant ca se fait et ca s’assume le mieux possible. A 27 ans, j’ai dû avorer car je n’étais pas avec la bonne personne et je sais que ma vie aurait été très difficile avec lui tant il était volage et qu’il me rendait malheureuse. Pour rien au monde je ne regrette mon geste même si ça a été la décision la plus dure à prendre de ma vie. Mais autant pour moi que pour l’enfant, je sais que c’était la bonne décision.

    Aujourd’hui, pratiquement toutes mes amies ont des enfants. Quelque chose qui m’étonne est le fait de les voir mais de ne pas vraiment les envier. Je suis allée exprès voir ma meilleure amie chez elle, enceinte de son deuxième pour voir si cela me ferait de l’effet… et non. J’étais heureuse pour elle mais ça ne m’a pas donné l’envie.

    J’ai fait une thérapie et j’en ai profité pour voir si mes raisons de ne pas en vouloir été justifiées ou bien si je me mentais. J’ai eu des rapports très durs et conflictuels avec ma mère, vécue la séparation de mes parents assez difficilement à 11 ans et j’ai perdu mon père a 23 ans. Nous étions très proches tous les deux et j’ai eu beaucoup de mal à m’en remettre.

    La thérapie m’a permis de travailler sur tout ça et surtout de m’autoriser de nouveaux à être heureuse. Et quand je vois mes amis avec leurs enfants, ce n’est pas que du bonheur que je vois, je vois une aventure très difficile pour tout le monde le père, la mère, le ou les enfants, les grand-parents et où il faut beaucoup de forces mentales et physiques. Je ne pense pas aujourd’hui à 38 ans vouloir commencer cette aventure. Avant j’avais beaucoup peur d’être la même mère que la mienne et de faire plus de mal qu’autre chose à un petit être innocent à cause de mes psychoses. Aujourd’hui, j’ai compris que malgré tout ma mère avait essayé de son mieux avec ses maladresses mais surtout je n’ai pas la force de tenter cette aventure à 38 ans trop risquée à mon goût sur beaucoup de terrains. Seuls le regard de la société et des autres et aussi de quelques amies proches (qui semblent toujours me dire « on comprend, on comprend » mais qu’entres elles pensent que je fais une grosse boulette) restent quelque chose d’embêtant à gérer mais j’ai travaillé des choses bien plus dures!!

    J’aime ma vie avec mon compagnon. J’ai appris à pouvoir prendre le risque de l’inattendu notamment qu’un jour peut-être on se séparera et qu’il puisse faire un enfant avec une autre. Et l’idée de finir avec mes bons amis (parents et non parents) me convient parfaitement!! J’aime la vie et j’en suis toute curieuse de ce qu’elle peut encore me procurer de bon!

    Et je compte bien continuer à lire ce blog qui me fait beaucoup de bien!!!

    Bon courage à toutes et tous…

    Reply
    1. femmesan 2016/08/15 at 9:40

      Bonjour Emmanuelle,

      Merci de votre commentaire! J’aimerais vous suggérer, si vous lisez l’anglais un livre en anglais écrit par Mélanie Holmes: The Female Assumption. Ce livre est écrit par une mère fort sensible à la réalité des femmes sans enfant.Une lecture étonnante et enrichissante en dehors de la glorification de la maternité.

      Au plaisir d’échanger!

      Catherine-Emmanuelle xo

      Reply
  11. Richard 2017/02/17 at 4:00

    Être en contact avec eux à tout moment

    Reply
  12. lisa 2018/04/08 at 8:09

    bonjour,

    votre article m’a touché et réconforté un peu.. ce sont les circonstances de la vie qui ont fait que je nai pas d’enfants.. jai été enceinte 3 fois, à 18 ans trop jeune, à 37 ans alors que je quittais mon conjoint donc 2 avortements, et à 47 ans, une fausse couche.. une vie qui a basculé dans le chaos passionnel il y a 8 ans, et jai perdu l’enfant à 3 mois… avant c’est comme si javais pas rencontré celui qui… jai jamais eu ce désir fort d’enfant.. sauf par instant comme pour prolonger l’amour que jai pu avoir pour des hommes.. jai eu un coup de foudre à 45 ans et là g eu vraiment envie d’avoir un enfant avec lui alors qu’il était incapable de se prendre en mains lui meme… quand j’aime un homme g envie d’un enfant avec lui, de nous prolonger.. mais je fais des choix de partenaires défaillants.. là jai 53 ans et je suis avec un homme de 20 ans plus jeune que moi, ça me gêne de ne pas pouvoir lui donner d’enfant meme si lui c’est pas du tout sa priorité et qu’il n’en veut pas .. peut etre est ce l’affection et la tendresse que jai envie de donner car je suis une grande amoureuse et aimante.. j’ai bien lu vos conseils de ne pas sombrer dans la solitude l’isolement etc et de s’entourer d’amis .. après cette passion, jai eu une dépression sévère, et je me découvre hypersensible empathe.. c’est aussi un pb pour moi… je suis une curieuse, intuitive, créative, un cerveau en ébullition des émotions très fortes, et une quête de ses très développée sur tout plus un chemin spirituel, en bref je n’aime que les relations profondes authentiques sincères enrichissantes .. et jai du mal à nouer des amitiés à ce niveau.. je m’ennuie vite avec les gens que je trouve lourds svt et lents ou manipulateurs peureux et surtout bcp en manque de fantaisie d’imagination et dinspiration … merci de votre réponse

    Reply
    1. Catherine-Emmanuelle Delisle 2018/05/20 at 3:27

      Bonjour Lisa,

      Etre hypersensible est une richesse mais peut être lourd à porter souvent au quotidien. J’aimerais vous conseiller la lecture des livre de Elaine N. Aron qui s’est penchée sur les vies des personnes hypersensibles. Peut-être y trouverez-vous quelques réponses et des piste de réflexion intéressantes.

      Tenez-moi au courant!

      Sincèrement,

      Catherine-Emmanuelle xo

      Reply
    2. Pelagie 2020/07/24 at 4:24

      Bonjour Lisa, j’ignore si vous lirez ce message. Je viens de lire votre témoignage qui date de 2018. Je m’y retrouve totalement, bien que je n’ai « encore » que 42 ans… J’aimerais beaucoup échanger avec vous. Merci.

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  13. Samanta 2018/09/14 at 12:01

    J ai perdu mes parents. Je n ai pas d enfants j ai 46 ans. J ai fait plusieurs fausses couches. Il y a deux ans ma mère est décédée brutalement. Nous étions tres complices. Sa mort m a évidemment confrontée aux étapes du deuil dont je ne suis pas encore tout à fait sortie. Cette situation m a confrontée aussi à moi même au fait que je n ai pas d enfant. Je ne peux ni tourner les yeux vers un parents ni tourner mon regard vers un enfant. Une angoisse de vide m a traversée. Cette question d enfant m est revenue avec force. Pourquoi je n en ai pas? Pourquoi j ai tenté d en avoir mais tardivement? Je fini par avoir des réponses. J ai retrouver un texte que j avais écrit à 30 ans…je disais en substance que je ne voulais pas d enfants et que je n avais jamais senti ce désir en moi. La pression sociale ou celle que j ai interprétée et la crise des existentielle des 40 ans m ont poussé à essayer mais sans succès. Ce décès m a permis de me réinterroger. Et en fait non. Je n en ai jamais désiré. Je peux m occuper des enfants des autres souvent avec plaisir mais je n ai pas le souhait d avoir mon propre enfant. J ai longtemps souffert du regard des autres femmes sur ce sujet. A la mort de ma mère une partie de moi à travers nos souvenirs communs est parti. Et je me suis demandée moi qui vaut vieillir et aussi mourrir qu’ est ce que je laisserait? Aurais je transmis à quelqu’ un quelque chose? Quelqu’ un gardera t’il des souvenirs que nous avions en commun? Qu’ est ce qui me survivra et pour combien de temps? Comment vais je vieillir? Seule? Etc…au final je sais qu’ a travers mon travail, cadre dans le secteur social, J ai transmis bien des choses. Tant aux personnes que j ai accompagnées qu’aux plus jeunes travailleurs(euses) que j encadre. Je suis appréciée pour la qualité d écoute, ma disponibilité, mon ouverture d’esprit. Je n ai pas beaucoup d amies mais des amitiés sincères et profondes. Qui sont présents dans les moments difficiles de la vie. Aujourd’hui, comme à mon habitude, mon champ de vision s’ élargit sur ma situation. La vie est impermanente. La vie est en mouvement constant. Le présent compte plus que tout. Et nous ne sommes que passants éphémères dans cet univers et dans l’histoire de l’humanité. Notre histoire personnelle n est que brindille face aux milles et une vies présentes et passées de l’humanité. J ai apprécié votre article car il me conforte dans ma façon de vieillir sans enfants. C est rare de lire ou voir ce type de témoignage. Merci pour cela.

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    1. Catherine-Emmanuelle Delisle 2018/10/31 at 9:06

      Chère Samantha,

      Merci pour votre commentaire qui fait foi d’une profonde réflexion.

      C’est touchant.

      Je suis heureuse que ce texte vous ait trouvé un écho en vous.

      Au plaisir d’échanger avec vous,

      Catherine-Emmanuelle

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    2. Ethel 2018/12/20 at 8:42

      Votre message me touche beaucoup et me fait du bien, tant ce mon parcours semble similaire au vôtre. Merci pour votre témoignage.

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  14. Caroline Quaden 2018/10/08 at 7:48

    Très intéressant, mais je trouve dommage de défendre ce choix en mettant en avant les inconvénients de l’autre? Puisque tous les choix ont des inconvénients, celui d’avoir des enfants en a, mais celui de ne pas en avoir aussi…

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  15. Martine 2019/06/02 at 9:36

    Je fais suite à tous vos commentaires.
    J’ai 68 ans, je n’ai pas d’enfant et c’est le drame de ma vie.Je n’en ai pas eu car j’ai dû subir une hystérectomie à 34 ans pour un énorme fibrome que les médecins avaient ignoré et négligé malgré mes nombreuses plaintes. J’ai commencé à avoir des problèmes de santé gynécologiques à 32 ans, âge justement où je souhaitais avoir un enfant. Je regrette de ne pas en avoir eu plus jeune mais je n’étais pas pressée et j’avais l’exemple de ma mère qui m’avais eue à 38 ans, était très heureuse et m’encourageait à suivre sa voie.
    Ma vie avec mon mari a été paisible, nous avons fait des voyages et nous avons beaucoup fréquenté sa famille avec des frères et soeurs et de nombreux neveux.
    Hélas, mon mari a 76 ans et souffre depuis plus de trois ans de la maladie d’Alzheimer : sa famille s’est évaporée dès le diagnostic. En ce qui me concerne je n’ai plus de famille. Je suis très malheureuse, déprimée, anxieuse, pleine de regrets et d’amertume. Que vais-je devenir : la solitude sera la compagne de ma vieillesse, moi qui ai toujours été si gaie et si affectueuse, je me sens devenir aigrie et il y a des jours où je songe à mourir…
    J’aime énormément mon mari mais je suis tellement triste de le voir se dégrader rapidement, lui qui a toujours été si bon pour tout le monde (moi, famille, voisins…) se retrouve seul avec moi, je ne peux même plus aller à la boulangerie sans l’emmener pour qu’il ne reste pas seul à la maison. Nous ne pouvons plus avoir de conversations car son discours est confus et décousu. Nous avons beaucoup travaillé mais nous nous retrouvons littéralement abandonnés. Je souhaite faire entrer mon mari dans un établissement spécialisé qui est très bien et louer pour moi-même un studio dans la partie « Résidence service séniors » de cet établissement, ainsi nous ne serions pas vraiment séparés et j’aurais des personnes pour converser et éventuellement devenir des amies. Mais lorsque je dis cela à sa famille c’est un tollé de protestations et de paroles aussi méchantes que stupides : mon beau frère me dit « tu va mettre mon frère dans une ehpad pourrie et tu vas aller dans une maison pour rrrrriches (accent italien) » alors qu’en fait il s’agit du même établissement… Ma belle-soeur me dit : « la solitude y a pas de quoi en faire toute une histoire tu te mets sur ton canapé avec un plateau télé »…… Je ne pensais pas qu’il pût y avoir des personnes aussi bêtes…et indifférentes à la souffrance des autres. Car ces personnes ne s’adressent à moi que pour me critiquer mais par pour prendre des nouvelles de leur frère et compatir à notre peine. Moi qui étais si gaie et coquette j’ai vieilli de dix ans depuis le début de la maladie de mon mari car je suis vraiment confinée : je ne vois que l’aide ménagère qui nous a été octroyée pour trois heures par semaines. De plus nous sommes dans un quartier de banlieue comme il y en a beaucoup aujourd’hui et qui manque totalement de chaleur humaine.
    Tout cela pour dire que tous les cas ne peuvent pas se comparer et que, pour ma part, j’aurais préféré être entourée d’une tribu d’enfants et de petits enfants. Au diable la vie de la femme libérée et vive la famille…
    Si vous avez des conseils à me donner, je suis preneuse, car je ne peux pas m’en sortir bien que mon psy m’ait dit « ne voyez pas que ce qui ne va pas, regardez ce qui va ?????? »
    Merci de m’avoir lue.

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    1. Mimi 2020/11/25 at 3:52

      Bonjour Martine, j’espère qu’entre le temps ou vous avez écrit ce commentaire et maintenant, vous avez pu trouver une solution à votre solitude. J’aime à croire que vous avez pu mettre en place les projets que vous décriviez et que vous en êtes heureuse, ainsi que votre mari, épargnés de cette épidémie du Covid-19.
      Au cas ou ce ne serait pas le cas cependant, je vous encourage à passer à l’action dès lors que la situation vous le permettrait, et aux oubliettes les mauvaises langues.
      Votre témoignage m’a beaucoup émue, et j’ai tenu à vous envoyer ce petit message même si je n’ai pas vraiment de conseil à vous donner. Je vais tout de même me permettre une remarque, que vous ne trouverez pas déplacée, j’espère: le comportement de votre belle famille illustre bien que les liens de sang ne sont pas forcément une garantie de chaleur humaine.
      Je suis encore jeune et loin de la situation que vous vivez, cependant la croisée des chemins approche, d’ou mon intérêt pour ce site internet. Votre message me donne beaucoup à penser. Pour cela, je vous remercie. J’espère de tout coeur que ce message vous trouve en bonne santé, et plus épanouie.

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  16. Michelle 2020/04/23 at 8:39

    J’ai lu les commentaires de toutes ses femmes et je reste persuadé que chaque cas est unique. On est féconde dès l’âge de 15/16 ans. Or à cette aâge là, les jeunes sont en études. Il devient difficile de concilier les 2 surtout quand la situation sociale et professionnelle n’est pas encore présente. En plus à cet âge là, les jeunes ne sont pas encore mures. Pour ma part, je n’ai pas d’enfant. Regrets non aucunement en tout cas pas pour le moment. L’opportunité s’est présentée alors que j’avais 18/19 ans, le père pas plus jeune que moi. Il m’a clairement dit qu’il n’en voulait pas. Puis 15 an plus tard l’occasion s’est à nouveau présentée mais là, j’étais trop bousculée et stressée par le travail. Le père m’a laissé le choix mais bon, s’il venait pas, cela aurait été mieux. Pour enfanter, il faut de l’amour beaucoup d’amour car c’est un projet qui se porte à deux. Donc je n’en ai pas. Ce n’est pas un problème pour moi car moi en venant ici-bàs j’ai reçu beaucoup d’amour de mes parents.

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  17. SANDJIVY ANNE MARIE LOUISE sandjivy 2021/05/25 at 3:37

    je suis à la retraite. Je viens de passer un Lundi de Pentecote particulièrement difficile.
    J ai 62 ans célibataire sans enfants et pour ainsi dire sans famille.
    Je suis très solitaire et m’ accommode bien de la solitude pourtant il arrive
    que je panique et dans ces cas je me projette vers un avenir très sombre.
    Est ce d’autres femmes comme moi partagent ces moments de panique et que faites vous à ces moments là?

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  18. Nadine 2021/06/08 at 4:57

    Célibataire, sans enfant, ne frère, ni soeur, il ne me reste que ma mère de 82ans, pas vaillante.
    J ai 58 ans et le fait de ne pas avoir d’enfant n a pas été un choix.
    Avec de gros pb de fibrome et d endométriose , « ça ne marchait pas », mais j’ étais encore jeune .Donc tout était possible.Puis je suis miraculeusement tombée enceinte d un homme jaloux et fainéant , qui lorsqu il a su que j’ étais enceinte est devenu encore plus exclusif .J ai avorté pensant que c était mieux et je l ai quitté .Les hommes de ma vie ensuite étaient tous pères et n en voulaient plus.
    Aujourd’hui, je me dis que je vais finir seule .
    Pour avoir soutenu mon père en ephad pdt trois ans tous les jours, je peux vous dire que je n ai Jamais vu de visiteurs , rarement à Noël ou aux fêtes des pères et des mères.
    Faites vous un cercle d amis .faites des activités, allez dans des cercles de paroles.

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  19. POL 2022/10/05 at 4:27

    Les mots d une personne jeune ne me jettent pas de la poudre aux yeux.
    La solitude totale est insupportable pour un être humain normal.
    L absence de descendance est une grande disgrâce. Savoir qu on laisse une descendance est une grande consolation quand on ne peut plus agir soi-même parce qu on est devenu prisonnier de son corps. Les Epadh sont des lieux où on attend la mort et où on n existe déjà plus. Souvent, on y est mal traité.
    Le futur de chacun d entre nous est bien sombre, vous semblez l oublier….

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