Ce thème m’intéresse et je souhaite parler de ma propre situation.
Célibataire pendant de nombreuses années et ménopausée précocement à l’âge de 37 ans, j’ai fait le deuil d’avoir des enfants depuis longtemps.
J’ai rencontré mon compagnon qui a 3 enfants et qui ne seront jamais les miens. Je m’en occupe comme de mes neveux. Ils m’appellent « Nanou ».
Chaque année, c’est le même rythme. Fête des mères avec leur maman, fête des pères avec leur papa, ici, à la maison, avec son lots de cadeaux faits main avec amour.
L’idée mes venue assez rapidement… Je m’occupe de ses enfants lorsqu’ils sont à la maison, alors, pourquoi je n’aurais pas le droit, moi aussi, à mon collier de nouilles ?
L’idée a germé et j’ai déclaré un nouveau jour sur le calendrier… la fête des « Nanou » au même titre que la fête des mères et des pères. Ce jour est le miens, où les enfants peuvent me faire un dessin, ou tout autre cadeau, s’ils le souhaitent, et mon compagnon m’offre, chaque année un cadeau.
Je ne suis pas triste de ne pas avoir eu d’enfant, c’est un choix, celui de la vie. J’ai accepté. Et je ne me battrai pas avec mon corps et la médecine pour en avoir. La vie ne m’a certes pas permis d’enfanter, mais elle m’a permis d’avoir de nombreux enfants que j’ai gardés, accompagnés, vus grandir et qui me rendent leur amour par leur présence, leurs dessins, leurs colliers de nouilles, ou les gâteaux que nous faisons ensemble.
L’approche de la fête des mères m’est indolore. Je la fête avec ma mère, c’est son jour à elle.
J’ai accepté de n’être pas une maman mais d’être leur Nanou 🤍
Anne
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