En cette veille de St-Valentin, je suis heureuse de vous présenter le premier texte de ma collaboratrice Linda Corbelli, co-animatrice des groupes FSE.
Elle approche à grands pas et fait débat chaque année…
la Saint-Valentin…
Célébration de l’amour pour certains, fête commerciale pour d’autres, source de moments de bonheur ou de tensions selon les couples, jour voulu « comme un autre » pour beaucoup de célibataires mais aussi parfois déclencheur de tristesse pour certains d’entre eux (pourquoi n’ai-je pas droit, moi aussi, à ce conte de fée romantique ?)
Que l’on soit désireux ou non d’être en couple, que l’on apprécie ou non ce genre de fêtes dictées par le calendrier … en tout cas personne ne peut rester totalement indifférent à cette journée, parce qu’il est difficile d’y échapper : son annonce et les propositions de célébration, sont partout : informations télévisées, devantures de commerces, soirées dansantes, menus de restaurants, publicités en ligne…
Comment réagir, se protéger de ce déferlement d’amour, lorsqu’on est célibataire (et désireuse de ne pas le rester) et, double peine, sans enfant par circonstances (les circonstances étant parfois, justement, le fait d’être célibataire).
Lorsqu’on est sans enfant par circonstances et célibataire par circonstances, les moments déclencheurs de tristesse peuvent être très nombreux : croiser deux personnes qui s’embrassent, voir des tables de couples au restaurant, annonces de futurs mariages ou de PACS, annonces de naissances, voir des familles à des évènements…
Les projets des autres (qui aboutissent), les rêves des autres (qui deviennent réalités) nous ramènent face à notre sentiment d’échec (précisons qu’il ne s’agit pas d’un échec à proprement parler, mais c’est ainsi que cela est ressenti par les personnes qui voient leurs rêves s’écrouler dans plusieurs domaines de leurs vie, domaines essentiels à leurs propres yeux).
Que faire de tout ce surplus d’amour non utilisé, et non rendu ?
Comment se mettre des « œillères » protectrices face aux épanchements amoureux autour de nous ?
En y regardant de plus près, l’unique chose que nous avons absolument tous quel que soit notre âge, notre situation professionnelle, notre origine, nos moyens financiers, notre situation familiale, etc… c’est… nous même !!
Cela semble tellement évident qu’on finit parfois par l’oublier… nous serions « seule sur une planète déserte » (déserte de tout autre être humain… gardons les animaux et les végétaux !) que nous n’en serions pas moins avec nous même, notre intériorité, mais aussi avec notre possible interaction avec le monde extérieur.
La vie sur terre en serait- elle moins belle, moins intéressante, moins magique ?
Probablement pas.
Ce qui pose le plus soucis à l’être humain, c’est la comparaison à ses semblables…
Qu’a donc fait l’autre que je n’ai pas fait, qu’a eu l’autre que je n’ai pas eu, qu’ai-je manqué qui a l’air si important ?
On pourrait résumer cela à : Pas de comparaisons, pas de tristesse…
On ne peut pas manquer de ce qu’on ne connait pas (en théorie), mais on peut manquer pourtant de ce que les autres nous disent connaitre (ou avoir connu), de ce qu’ils nous montrent posséder, qu’ils nous prétendent être essentiel…
Peu importe que l’on n’ait pas fait l’expérience de ces choses-là, on les croit sur leur bonne parole. N’est-ce pas paradoxal ?
Pourtant je ne sais pas si (par exemple) j’aime un fruit exotique que je ne connais pas. Si plein de gens me disent que ce fruit est excellent et que je rate quelque chose à ne pas le manger… est-ce que je rate vraiment quelque chose ? Est-ce que le goût serait excellent pour moi aussi ?
Ce que je rate, est-ce que ce n’est pas plutôt l’expérience de groupe, la validation du groupe, la reconnaissance du groupe (Vivre et connaitre la même chose… être pareils ! Une entrée directe dans le cercle privé de l’humain !)
Si on y réfléchit un peu plus… quand on rencontre quelqu’un, ce qui nous captive le plus, est-ce ce qu’il a fait d’identique à nous, ou bien les expériences différentes, inédites, qu’il a à nous apporter, à nous raconter ?
Echange-t-on mieux en disant « moi aussi… » ou en disant « de mon côté j’ai vécu ceci… cela… ».
Alors, la Saint-Valentin, pour certains ce sera sans doute : » j’ai fait un somptueux restaurant avec mon chéri », pour d’autres ce sera peut-être « nous on n’a pas besoin de jour spécial pour se faire des attentions », pour d’autres encore « je me suis mise en terrasse pour boire un café face à la mer », ou encore « je n’ai rien fait de spécial, c’est un jour comme un autre et ça me va très bien »…
Essayons de ne pas en faire un jour de souffrance. Acceptons les évènements de notre vie tels qu’ils sont avec les bons et leurs mauvais côtés.
« J’aurais tellement voulu… » « Je suis triste, je n’ai pas pu… » « Ca me contrarie de voir le bonheur des autres » « je n’ai pas eu de chance… »…
Toutes ces phrases ne pourraient-elles pas être transformées ?
« Profite de cette journée ! Fais-toi plaisir de la façon qui te convient le mieux et qui est à ta portée, avec tes moyens, ton temps, ton entourage (ou ta solitude qui peut aussi être l’opportunité de faire plein de choses avec liberté )…
Et rappelle-toi que la vie des autres n’est peut-être pas si idyllique qu’elle y parait…
Alors réfléchis : qu’est-ce qui te ferait plaisir maintenant ? Marcher ? Observer la nature ? Aller à une galerie d’art ? Voir un one man show ? Chanter ? Danser ? … Fais-le, n’hésites plus !
Saint-Valentin ou pas, célibataire ou pas, avec ou sans enfant, je te souhaite de passer une magnifique journée !
Linda Corbelli, Coach Linkup et co-animatrice des groupes FSE en Europe
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