Une réflexion sur le minimalisme, le deuil de la maternité et le désir de retrouver l’essentiel
Chaque été, c’est la même chose.
Les journées rallongent, la lumière baigne ma maison… et soudain, je suis happée par tout ce qui m’entoure:
Les objets accumulés.
Les gardes-robes qui débordent.
Les listes de choses à faire.
Les projets remis à plus tard.
Les possessions qui demandent du temps, de l’entretien, de l’énergie.
Et chaque année, une même pensée revient :
J’ai trop de choses. J’ai envie de vivre plus simplement. J’ai envie d’être davantage dehors.
Longtemps, j’ai cru que ce n’était qu’une envie passagère de faire mon grand ménage du printemps!
Aujourd’hui, je crois que c’est beaucoup plus profond.
L’été ralentit la vie
L’été
Les routines changent.
L’agenda s’allège
Les soirées dehors s’étirent.
Et ce ralentissement agit comme un miroir.
Je réalise parfois que ma maison est devenue une immense liste de tâches.
Chaque objet demande une gestion:
Le nettoyer.
Le ranger.
Le réparer.
Le déplacer.
Le retrouver.
Sans même m’en rendre compte, mes possessions finissent par gruger une partie de mon énergie.
Pour plusieurs femmes sans enfant par circonstances, cette prise de conscience s’accompagne d’une autre réflexion : après des années consacrées à vouloir devenir maman, puis à en faire le deuil, un nouveau besoin émerge: celui de choisir ce qui nourrit réellement son bien-être.
Après le deuil, une nouvelle définition de la richesse
Le deuil de la maternité transforme souvent notre regard sur ce qui compte vraiment.
Lorsqu’on traverse une perte importante, les priorités changent.
On découvre que le temps est précieux.
Que les relations nourrissantes valent davantage.
Que les expériences restent plus longtemps dans le cœur que les objets qui trônent sur les tablettes poussièreuses.
Peut-être est-ce pour cela que, chaque été, je ressens ce besoin presque physique de :
Sortir.
Marcher.
Observer les arbres.
M’asseoir près d’un lac.
Écouter les oiseaux.
Regarder un coucher de soleil.
Faire du camping.
La nature ne me demande rien.
Elle ne mesure pas ma réussite ni mon statut social et marital
Elle ne me rappelle pas ce que je n’ai pas.
Elle me rappelle simplement que je suis vivante et que je dois en profiter
Ici et maintenant.
Et si simplifier devenait une façon de guérir?
Le minimalisme
C’est parfois une démarche intérieure.
Faire de la place dans sa maison.
Faire de la place dans son agenda.
Faire de la place dans son esprit.
Faire de la place pour oser ressentir ce qui secoue, ce qui peine, ce qui fait peur.
Faire de la place
Pour créer.
Pour respirer.
Pour accueillir une nouvelle version de soi.
Une version qui n’est plus définie uniquement par ce qu’elle a perdu.
Mais aussi parce qu’elle choisit maintenant de cultiver.
Cet été, je choisis moins… pour vivre plus
Je ne cherche plus à remplir ma vie.
Je cherche à l’habiter.
À posséder moins.
À courir moins.
À accumuler moins.
Pour contempler davantage.
Pour respirer davantage.
Pour m’aimer autrement.
Et si, finalement, simplifier
c’était revenir à ce qui, depuis toujours, nourrit réellement ton cœur?
Et toi…
Est-ce que l’été te donne, toi aussi, cette envie de ralentir et de simplifier ta vie ?
Depuis le début de ton deuil de la maternité, as-tu remarqué que tes priorités ont changé?
Je serais touchée de lire ce que cette saison réveille en toi….
Catherine-Emmanuelle
Créatrice de femmesansenfant.com
TRA, Thérapeute en relation d’aide ®, conférencière, blogueuse et célébrante funéraire