Ce texte a été rédigé pour donner suite à l’article intitulé «  À toi, l’adulte qui n’a pas d’enfant ».

Certaines sont mères, d’autres non.

Pour de multiples raisons, ces femmes empruntent des chemins de vie différents, qu’ils soient choisis ou pas.

Alors pourquoi assistons-nous encore à une comparaison voire à une opposition persistante entre les mères et les non-mères dans plusieurs articles sur internet ? Et si nous refusions de diffuser ces généralisations:

Au sujet des non-mères :

Elles sont égoïstes

Elles ne peuvent se prononcer sur l’éducation des enfants

Elles ont tout leur temps

Elles ont les sous pour se payer du luxe

Elles n’aiment pas les enfants

Elles ne contribuent pas véritablement à la société

Elles finiront seules à la vieillesse

Elles ne sont pas totalement des femmes accomplies

Elles regretteront leur choix

Elles ne savent pas ce qu’est le véritable amour

Elles ne peuvent être aussi fatiguées que les mères

Au sujet des mères :

Elles se négligent et ne sont plus coquettes

Elles ne font que parler de leurs enfants

Elles n’ont pas de vie sociale en dehors de leur maison

Elles croient que seule la maternité mène à l’épanouissement total de la
femme

Elles font des enfants par conformisme

Elles sont frustrées de leur manque de liberté

 

Ne sommes-nous pas reliées avant tout par notre expérience humaine et non simplement par l’utilisation que nous faisons de notre système reproducteur ?

Je souhaite de tout cœur la fin du sensationnalisme de ces articles qui n’en finissent plus de généraliser, diviser, cataloguer, stéréotyper, comparer et éloigner les mères et les non-mères.

L’existence est imparfaite pour nous toutes !

Notre vie est un voyage unique qui vaut le coût d’être dépeint avec nuance, inclusion et respect, en dehors des sentiers parsemés de préjugés, encore trop fréquemment empruntés.

 

Catherine-Emmanuelle Delisle